Le bilan humain de l’accident ferroviaire d’Urda continue de s’alourdir. Au moins 68 personnes ont perdu la vie dans la collision entre un AVE de la Renfe et un train de la compagnie Iryo, survenue mercredi matin sur la ligne à grande vitesse reliant Madrid à l’Andalousie.
Selon le président de Castille-La Manche, Emiliano García-Page, 24 victimes voyageaient à bord de l’AVE et 44 se trouvaient dans le train Iryo. Les autorités restent toutefois prudentes sur ce bilan, les opérations de recherche n’étant pas encore totalement achevées.
Les secours travaillent toujours autour des voitures accidentées, dont plusieurs ont quitté les rails et chuté le long du talus. Les équipes mobilisées tentent notamment d’accéder aux parties les plus endommagées des rames, où d’autres victimes pourraient encore se trouver.
Des moyens lourds ont été déployés pour déplacer progressivement les débris, tandis que des équipes cynophiles participent aux recherches. Plusieurs corps restaient encore difficiles d’accès mercredi soir en raison de l’état des wagons.
La priorité reste également la prise en charge des blessés. Quinze personnes sont dans un état grave, tandis que plusieurs dizaines d’autres ont été hospitalisées ou soignées après la collision.
L’accident s’est produit mercredi peu avant 9 heures, au niveau du point kilométrique 118 de la ligne Madrid-Andalousie, à proximité d’Urda, dans la province de Tolède.
Selon les premiers éléments disponibles, l’AVE circulant en direction de Séville a percuté par l’arrière un train Iryo immobilisé sur la même voie. La violence du choc a provoqué le déraillement de plusieurs voitures, dont certaines ont basculé dans le talus.
Plus de 500 voyageurs se trouvaient à bord des deux trains au moment de l’accident. La circulation ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie a été interrompue après la collision.
Les circonstances précises de la catastrophe doivent encore être établies. Les autorités ferroviaires et judiciaires ont ouvert des investigations afin de comprendre pourquoi les deux rames se sont retrouvées sur la même voie et dans quelles conditions l’AVE a été autorisé à poursuivre sa marche.
Les premiers éléments de l’enquête portent notamment sur un incident ayant affecté le système de signalisation et de sécurité de la ligne. Les autorités appellent toutefois à la prudence tant que les investigations techniques ne sont pas achevées.
L’accident d’Urda figure désormais parmi les catastrophes ferroviaires les plus meurtrières qu’ait connues l’Espagne ces dernières décennies. Le pays observe trois jours de deuil national, tandis que les secours poursuivent leurs opérations sur le site à la recherche d’éventuelles nouvelles victimes.


